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Domaine du Château de Vullierens Version imprimable Suggérer par mail


Le château de Vullierens, tel qu'il se présente aujourd'hui, date du début du 18ème siècle. C'est Gabriel-Henri de Mestral qui, en 1706, modifia l'ancienne forteresse féodale pour en faire la ravissante demeure que vous pouvez admirer maintenant. Avant cette date, Vullierens avec tours et ramparts était une bâtisse sévère et très peu confortable; ceux qui connaissent Vufflens-le-Château, arriveront à s'imaginer le Vullierens de l'époque sans trop de peine.

A L'Isle, village voisin, le château avait été rénové. Gabriel-Henri de Mestral fit appel au même architecte pour mettre le sien au goût du jour. A l'inverse de ce qui se passa à L'Isle, il voulut conserver certains éléments de son château. Les tours par exemple, dont deux subsistent encore de nos jours : la tour de l'Horloge et la tour Est. Jusqu'au siècle dernier, il subsistait une troisième tour, à l'Ouest. Elle fut abattue par l'un des châtelains de Vullierens sous prétexte qu'elle lui cachait le Mont-Blanc! Les terrasses, construites sur les anciens remparts, offrent une vue magnifique. On peut en effet voir le lac, Lausanne, les Alpes françaises y compris le Mont-Blanc et les Alpes fribourgeoises.

Au pied des remparts s'étendent 7 hectares de vignes. Elles donnent un délicieux vin blanc qui Grand Cru Appelation Morges et un Pinot Noir plein de caractère qui sont pressés et vinifiés dans les caves mêmes du château.

Fait remarquable dans l'histoire de Vullierens; depuis maintenant près de trois siècles, le château est toujours resté dans la même famille et il a toujours été habité. Chaque génération lui a apporté des modifications. L'allée cavalière, par exemple, a été tracée en 1785 par la Princesse Amélie Golowskin, épouse d'un des châtelains de Vullierens. Cette allée permettait aux membres de la famille de Mestral d'aller voir sans détours leurs cousins de St-Saphorin-sur-Morges.

Aujourd'hui, le château est encore une demeure privée habitée par un descendant direct des seigneurs de Vullierens. Il n'est pas ouvert au public, mais on peut admirer la belle bâtisse depuis le bas du village ou encore et en flânant dans le superbe Jardin d'Iris.

CRÉÉ VOICI PLUS DE 50 ANS

C'est Madame Doreen Bovet, épouse d'un des châtelains de Vullierens qui, voici plus de 50 ans créa le Jardin d'Iris.

Comme beaucoup d'Américains, Madame Bovet adorait les iris. A l'automne 1950, elle fit planter dans le potager du château, cinq nouvelles variétés qu'elle commanda aux Etats-Unis chez Schreiner, célèbre hybrideur d'origine suisse. Dès 1955, le jardin fut ouvert au public. Les visiteurs furent émerveillés d'y trouver des iris différents des iris bleus du jardin de leur grand-mère.

Au fil des ans, les cultures se sont développées. Septante variétés en 1974, plus de trois cents aujourd'hui, réparties sur plus de deux hectares. Iris des jardins, nains, bordures, intermédiaires, sibiricas, spurias et, plus récemment, hémérocalles figurent au catalogue.

Les fleurs que vous admirez aujourd'hui, sont bien différentes de celles que découvrirent les premiers visiteurs. Les iris actuels sont plus robustes et plus florifères. Leurs fleurs portées par des tiges moins longues (85 cm en moyenne au lieu de 100 cm) sont plus grosses et restent belles plus longtemps. Leur forme aussi est différente : pétales en dôme et non plus en flûte, sépales très larges s'étalant presque à l'horizontale au lieu de retomber. Les coloris enfin ont bien changé. Aujourd'hui, on aime les tons chauds de miel, pourpre, rouille, acajou, Les mélanges subtils de rose, pêche et crème. Les hybrideurs tentent toujours d'obtenir le rouge parfait.

Le château de Vullierens suit cette mode et le choix qu'il offre est l'un des plus modernes d'Europe. Chaque année, de nouvelles variétés sont introduites. La collection est ainsi sans cesse renouvelée.

A Vullierens, on innove aussi. En se lançant résolument dans la culture des hémérocalles, les responsables du jardin prouvent qu'ils n'ont pas peur de la nouveauté. Ces fleurs qui ressemblent à des lys ont, il est vrai, beaucoup pour plaire. Elles poussent partout, ne craignent ni la sécheresse, ni l'humidité, fleurissent à la mi-ombre aussi bien qu'au soleil et résistent aux maladies. Elles sont de surcroît très florifères (chaque tige porte de 25 à 30 boutons)

Les hémérocalles s'épanouissent de mi-juillet à mi-août. Le parc du château de Vullierens reste ouvert à cette période, du Lundi au Samedi de 14h00 à 18h00.